Un photographe au raz des paquerettes…

De la macro-photographie à la photophonie

J’ai tout juste 30 ans quand je me mets réellement dans la peau d’un photographe en collant pour la première fois mon œil dans le viseur d’un appareil photo numérique, après quelques tentatives peu convaincantes en argentique.

En pleine reconversion professionnelle, je poursuis une formation de concepteur multimédia à l’Ecole de Design de Nantes. L’un de mes enseignants me prête un bridge Sony DSC F-505 le temps d’un week-end et c’est le « déclic ». Je n’ai jamais touché un appareil photo numérique et un nouveau monde s’ouvre à moi.

L’appareil dispose de deux particularités qui vont très vite orienter ma démarche : un écran orientable et un mode super-macro (l’appareil peut photographier à 1cm de l’objet). Je vais rapidement délaisser le portrait et le paysage pour m’approcher au plus près de la matière et des objets. Je découvre en quelques jours un nouvel univers fait de couleurs, de contrastes, de textures, de rythme et  formes. C’est le résultat de cette démarche qui est visible ici sous le titre MATIERE A VOIR.

Photophonie : liberté, légèreté, spontanéité

Plus tard mon inspiration suivra l’apparition des smartphones avec objectif photographique de qualité. Je vais poursuivre cette exploration de la matière et des couleurs avec la liberté et la spontanéité procurée par la légèreté et la disponibilité de l’appareil. Je ne sors plus en balade photographique. Je me balade ou je me déplace tous les jours et… je photographie. Ces carrés colorés prendront petit à petit le nom d’HIPSTAMATICS puis de SQUARECOLORS.

La lumière et le temps

Matière à voir – « Luxe »

Mon univers, souvent macro-photographique, caresse les objets et invite à la rêverie. Aux frontières de l’abstraction, je guette le jeu du temps sur les choses. Je vous propose un voyage immobile, une découverte insolite de la matière, un déchiffrage minutieux des textures qui la composent, de ses contours, de son rythme, de sa lumière et de ses contrastes. Sous mon objectif un fragment de métal se mue en peinture marine et un banal morceau de plastique figure le pont bariolé d’un improbable navire de croisière.

Devant le cliché vous vous surprendrez peut-être à pencher la tête, dans un sens puis dans l’autre, à la recherche d’un indice pour percer le secret de l’image. Ne cherchez pas ce que c’est. Imaginez ce que ça pourrait être. J’apporte le matériau brut, découpé et présenté d’une certaine façon. L’imagination du spectateur fait l’autre partie du chemin. Quand la rencontre a lieu, je suis tout simplement heureux.

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Matière à voir – « haches »